Anne pourquoi as-tu forclos mon Identité ?

2013

Un continuum enfermant.

La parution en français de Sexing the Body (Fausto Sterling 2012) fut pour moi l’occasion de sa relecture.

Ce que je n’avais pas appréhendé à l’époque de la parution de Sexing the Body (2000) c’est que pour Fausto Sterling, les intersexuéEs restent des ambiguës qu’il faut apprendre à accepter alors que pour moi, illes sont des variations normales du vivant. Cette différence qui peut sembler évidente ne l’était pas dans la mesure où l’extraordinaire travail de critique de Fausto Sterling était à l’époque très novateur et donc masquait ce postulat de l’anormalité des corps intersexués.

J’en ai donc parlé avec mon amiE et sociologue Morgan Holmes  (2008, 2009) qui connaît Fausto Sterling et est citée par celle-ci dans Sexing the body, qui m’a confirmé cette position de Fausto Sterling. Morgan est l’unE des rares universitaires Intersexe et spécialiste de cette question1. Pour nous deux, tout du long de son ouvrage, l’auteurE n’emploie que des termes stigmatisants pour nommer les corps intersexués.

Elle reprend ex abrupto la terminologie médicale en parlant d’ambiguïté, d’anomalies, de problème de développement, de pathologie2. Par exemple, elle écrit : « Laurent et moi avons trouvé plus de 80 études de cas (publiées depuis 1950) d’adolescents et d’adultes ayant grandi avec des organes génitaux visiblement anormaux. » (p 119 et 120). Au sujet des hypospadias, elle écrit : « Cette pathologie… » (p85).

Le concept de continuum pose pour moi plusieurs questions dont la première à titre personnel est qu’il ne détruit pas le binarisme sexuel mais ne fait au mieux que l’amoindrir. En effet pour Fausto Sterling, ce continuum va d’un point à un autre : «  Si le mâle et la femelle se situent aux deux extrémités d’un continuum biologique, il existe bien d’autres corps (…) qui mêlent à l’évidence des éléments anatomiques attribués par convention aux hommes et aux femmes. Il y a de profondes implications à argumenter en faveur du continuum sexuel. » (Fausto Sterling, p 52, 2012). Dans la version anglaise, la formulation y est la même. D’une part, chaque fois l’élément masculin mâle/homme est écrit avant l’élément féminin femelle/femme, ce qui à mon sens ne fait que renforcer la domination masculine. D’autre part, les intersexuéEs se trouvent nécessairement entre ces deux pôle du masculin/féminin puisqu’elle dit «  Si le mâle et la femelle se situent aux deux extrémités d’un continuum ». Or, il me semble que cet enfermement dans l’entre (et l’antre), comme l’échelle de Kinsey3 pour l’orientation sexuelle (rapport Kinsey 1948) ou de l’échelle de Prader (Prader et Gurtner 1955) qui hiérarchise les « ambiguïtés génitales » et sert à l’évaluation des modifications chirurgicales sur les nourrissons porteurs d’une hyperplasie congénitale des surrénales, ne permet pas de s’affranchir d’une part d’une vision pathologique de l’intersexuation et d’autre part de la double hiérarchisation homme/femme et normal/pathologique.

De plus, comme nombre de personnes intersexuées, je ne me vis pas entre les sexes ou les deux genres généralement admis mais soit ailleurs soit dans une sorte de fusion des deux. Il s’agit de ce que j’appelle le « ni, ni » ou le « et, et » qui est différent de ce que Fausto Sterling appelle le « ni, ni » et le « soit, soit » (Fausto Sterling, p 52, 2012).

Pour moi, enfermer des personnes entre deux pôles constituant les confins du sexe sans possibilité pour qui que ce soit (pas seulement les intersexuéEs) de dépasser où que ce soit les frontières (aux extrémités ou partout ailleurs), n’est non seulement pas exact mais en plus hiérarchisant et oppressant, puisque ceulles qui s’éloigneront des marges devront être éradiqués, et le seront par le biopouvoir au moyen des techniques médicales ou de la psychiatrie. Comme le disent  Guillaume et Perini (2010, p 31et 32), « … la continuité ne remet pas en cause les bornes entre lesquelles elle s’exerce. En se définissant à partir de ces bornes, elle en souligne au contraire le statut. Elle atténue la violence de la bipolarité sexuelle, mais elle esquive l’interrogation critique sur le statut du masculin et du féminin dans l’espace social ».

La forclusion de la question Intersexe.

Je ne retire rien de l’importance de l’ouvrage de Fausto Sterling qui reste primordial tant il a montré la prégnance de l’andocentrisme dans la biologie et l’importance du contexte historique pour comprendre la naissance et la pérennité de conceptions erronées relatives au sexe. Sexing the Body est révolutionnaire, à ce titre il est indispensable.

Par contre, je critique le fait qu’elle ai pérennisé une vision pathologique des intersexuéEs et même, sans le vouloir, renforcé l’idée que nous soyons par essence pathologiques. Dans Sexing the Body, à mon sens, la question Intersexe a été forclose, sans le vouloir, par Fausto Sterling.

Dans une finalité essentialiste, une visée reproductive, les intersexuéEs semblent des individus inutiles et marginaux qui sont donc considérés comme anormaux ce que prouve le choix de la terminologie de la nouvelle nosographie, Anomalie du développement sexuel (ADS). La littérature médicale insiste sur la conservation de la fertilité (future) des nourrissons intersexués qui sera un critère essentiel de choix du sexe par les médecins (Mouriquand 2012 p53, Meyer-Bahlburg 2008)4.  Même si cette idée est en partie fausse puisque nombre d’intersexuéEs sont fertiles5 elle n’en reste pas moins statistiquement vraie puisque la majorité de ces personnes sont effectivement infertiles, du moins sans l’apport des techniques de procréation médicalement assistées (PMA)6 : En tant qu’individus les intersexuéEs sont statistiquement inutiles à la perpétuation de l’espèce. Cependant, la finalité reproductive de chaque individu n’est pas essentielle pour la perpétuation d’une espèce et il y a longtemps qu’une dissociation entre la procréation et la sexualité a été faite. Cette façon de voir l’intersexuations comme inutile car non re-productive impose l’idée qu’il ne peut y avoir que deux sexes pour la perpétuation de l’espèce et donc renforce le binarisme au moyen de l’invalidation/invisibilisation des intersexuéEs et la condamnation et la recherche de l’éradication des homosexualités et transidentités par essence inutiles et dangereuses pour la perpétuation de l’espèce (Dreger, Feder, Tamar-Mattis, 2012)7.

D’autre part, les OGE intersexués ne permettent pas, a priori le coït hétérosexuel qui reste le socle fondamental du biopouvoir en matière de génitalité. Il en résulte donc la construction d’un discours « scientifique » ou plutôt scientiste, qui ne peut voir les corps sexuellement dissidents que comme anormaux, pathologiques et donc à faire disparaître au risque de produire un effondrement des sous bassement sociétaux. Ce qui importe n’est donc pas à mon sens la présupposée infertilité de touTEs les intersexuées ou l’incapacité à produire un coït conventionnel mais bien la capacité de jouissance de ceulles-ci.

Il n’est pas inutile de rappeler que les organes génitaux externes, ne sont jamais déficients chez les personnes concernées et qu’illes ont une sexualité lorsqu’illes n’ont pas été trop mutiléEs par les chirurgies. À ce titre, ces organes génitaux ne sont pas anormaux. Dit autrement, ce n’est pas parce qu’il peut y avoir des déficiences (infertilité ou dysfonction des reins et ou des surrénales) localisées sur d’autres organes, et que parfois ils ne permettent pas un coït hétéro-normatif, que nos organes génitaux externes sont anormaux et problématiques.

Pour moi, et pour les universitaires concernéEs, les intersexuéEs ne sont pas des anomalies, des dysfonctions mais bien des individus sexuellement normaux pouvant avoir (mais pas nécessairement) des déficiences qui ne seront jamais liées à notre capacité à recevoir et donner du plaisir. Ainsi, si l’on se base uniquement sur les capacités érogènes de nos OGE, nous ne sommes en rien différent des corps sexuellement conformes et les déficiences quand elles existent ne sont reliées à notre intersexuation que parce que le système urogénital se constitue conjointement. Mais corrélation n’est pas causalité.

Or pour Fausto Sterling, et en cela elle ne diffère pas de l’ensemble des biologistes et du corps médical, nous faisons partie des anormaux. Bien sûr, dans la bouche d’unE biologiste, anormal ne serait pas stigmatisant mais représenterait simplement tout ce qui n’est pas proche du haut d’une courbe de Gauss (Loi normale) (Canguilhem 2005). Cependant, il me semble tout de même que cet anormal reste une stigmatisation, dans la mesure où il n’est utilisé que pour certaines catégories. Les cheveux roux dans la société occidentale ne sont pas déclarés anormaux par les biologistes. Il en va de même pour les couleurs d’yeux qui se situent en bas de la courbe de Gausse… Il n’en reste pas moins qu’en adhérant au concept d’anormalité au sens où nous nous situons dans le bas des deux jambes de la courbe de Gauss, elle établit une frontière entre le normal et l’anormal dont découle le normal et le pathologique, pathologique dans lequel nous ne pouvons que stagner (Canghuilem 2005, Foucault). Nous sommes donc en position d’outsider au sens de Becker : « Je considérerai la déviance comme le produit d’une transaction effectuée entre un groupe social et un individu qui, aux yeux du groupe, a transgressé une norme »  (Becker 1985 p.33).

Fascination / Répulsion.

Pour Fausto Sterling ambigus nous sommes, ambigus nous le resteront et chacunE doit s’habituer à nous aimer ainsi, ce qui n’est pas à mon sens sans rappeler la vision mythologique des hermaphrodites et les photos de Nadar (Magali Le Mens et Jean-Luc Nancy 2009, Roche, 2012 ; Roche, 2012).

La position de Fausto Sterling, pour moi, n’est pas éloignée de la fascination/ répulsion permanente que produisent sur autrui les hermaphrodites, qui mobilisent consciemment ou non les fantasmes et répulsions des personnes non concernées. Les auteurEs qui analysent les photographies d’hermaphrodites de Nadar, toutes non hermaphrodites ou du moins ne se revendiquant pas comme tel, ne les analysent jamais comme des images pornographiques. Or ces photographies, à mon sens, depuis l’intention, jusqu’aux méandres commerciaux de celles-ci n’ont jamais eu d’autre raison d’être que la pornographie, elles sont même à mon sens l’origine (ou l’une des origines) des photographies pornographiques.

Pour moi, accepter, et aimer les intersexuéEs, les hermaphrodites, comme étant des ambiguïtés, comme le propose Fausto Sterling procède de la même pensée et n’est en fait qu’un prolongement de la tératologie qui ne pourra en aucun cas émanciper les personnes concernées, mais aussi l’ensemble de l’humanité face aux carcans liés au sexe et à la sexualité. Plus encore, c’est un frein à l’acceptation corporelle de chacunE : Acceptation de ses propres « monstruosités », de ses propres « tabous », de ses propres « phobies » corporelles.

Les cinq sexes.

L’une des critiques que les Intersexes féministes font aux féministes (Holmes 2008, 2009, Bastien-Charlebois et Guillot, 2013) est justement que pour celles-ci nous ne sommes généralement qu’un prétexte pour étayer leurs postulats et qu’elles ne prennent que très rarement en compte la question Intersexe pour ce qu’elle est, une revendication féministe. Trop rarement, la question Intersexe est, pour les féministes, autre chose qu’un prétexte (Kraus, Perrin, Rey et al, 2008). Cette utilisation des intersexuéEs pour étayer des postulats est à mon sens ce que produit Fausto Sterling dans Sexing the body et plus encore avec son ironie au sujet des cinq sexes.

J’ai bien compris l’ironie des cinq sexes mais j’ai toujours eu une amertume quant à cette farce faite sur le dos des Intersexes. En effet, avec cet exemple basé uniquement sur trois archétypes d’intersexuation, celle-ci d’une part n’avait pas l’intention de visibiliser la question Intersexe naissante mais surtout, d’autre part, produisait une invisibilisation et une invalidation durable de la majorité des intersexuéEs qui ne le sont pas pour les trois raisons qu’elle cite. Dans son article de 1993, elle renforçait l’invisibilisation produite par le corps médical en saucissonnant comme lui les types d’intersexuation et en ne citant que des conditions rares et (re) naturalisait la question Intersexe que nous nous efforçons de dé-naturaliser. Dit autrement, reprendre la nosographie médico-légale et ses biais, comme l’invisibilisation des conditions médicales qui ne rentrent pas dans les schémas de pensée de leurs auteurs (que ce soit les médecins ou Fausto Sterling elle-même), ne permet pas l’abolition de la monstruosité des personnes concernées.

Par re-naturalisation, j’entends également qu’elle ne voit chez les interséxuéEs que leur corporalité sous l’angle génital et fait consciemment ou non l’impasse sur l’identité Intersexe qui est un vécu particulier, marginalisé sous le joug du silence institutionnel qui produit une culture qui nous est propre, quand bien même nos corps sont visuellement conventionnels8.

J’ai fait la même critique à Wiels (2006, p 73) qui reprenait in extenso un tableau nosographique des intersexuations d’origine génétiques sans penser à en modifier la colonne sur les fréquences de ces variations qui était tantôt donnée pour le nombre de naissance ou pour les naissances de « garçons » ou de « filles » invalidant ainsi la question Intersexe en parlant des intersexuéEs. Dans les deux cas, les Intersexes étaient des « victimes collatérales » du combat féministe.

L’impasse Intersexe.

Ma critique n’est pas une invalidation des travaux des biologistes féministes. Elle est celle d’un impensé, ou peut-être d’une peur de penser jusqu’au bout la critique de l’andocentrisme, de l’hétéro-centrisme, de l’homophobie, de la transphobie et de la force du biopouvoir. Elles renforcent à leurs dépens les oppressions que subissent les intersexuéEs et permet au bio-pouvoir de travailler un discours de validation de ces oppressions que sont essentiellement les mutilations hormono-chirurgicales, la psychiatrisation et l’idée que nous ne sommes et ne pouvons être que des anomalies et donc des malades qu’il faut impérativement traiter.

Le continuum avec à ses deux pôles non dépassables, les mâles et les femelles conventionnelles et entre eux les corps intersexués dont les OGE divergent de la norme, sans aucune possibilité de sortir de ces frontières, introduit de facto les cinq stades Prader ainsi que les autres cartographies médicales des OGE non conformes aux attendus sociétaux. Par exemple, ces cinq stades ne reprennent pas toutes les divergences des OGE à la norme excluant, les cryptorchidies, les agénésies testiculaires et bien d’autres si l’on ne se base que sur l’aspect extérieur des OGE puisqu’ils ne servent qu’à caractériser les OGE des enfants ayant une hyperplasie congénitale des surrénales. De plus ni le continuum de Fausto Sterling, ni l’échelle de Prader ou toute autre cartographie des OGE ne prennent en compte les cas où la variation de développement sexuel n’est pas visible au niveau des OGE. Ces concepts sont donc stochastiques au sujet de la diversité du sexe et du genre, naturalisent les corps et invisibilisent une bonne partie des personnes concernées.

Dit autrement si l’on postule que le genre précède le sexe, il ne faut pas avoir peur de déconstruire complètement le sexe, y compris celui des intersexuéEs en le rendant valide, c’est-à-dire en le considérant au même titre que les (deux) autres. Casser complètement les taxinomies intersexuelles et accepter l’idée que ces corps sont en tous points aussi dissemblables que les corps valides entre eux.

Une vision fragmenté du sexe qui nie notre genre.

On peut dire au sujet des OGE : Il y a autant de différence entre les OGE de deux individus considérés de même sexe qu’entre les OGE des mâles et des femelles et que les OGE intersexués s’inscrivent dans cette différence individuelle mais pas entre ces différences. Et que cette catégorie uniquement basée sur le visuel, ne permet pas d’englober toute la variabilité des corps sexués.

Finalement le continuum des Fausto Sterling est l’impasse Intersexe, dans la mesure où il n’y aurait, comme la tradition le veut, que présence ou absence d’un organe, le pénis. Au milieu, il y a seulement un ensemble de condition qui ne sont pas la présence ou l’absence du pénis, mais seulement des fragments de pénis qui du coup sont en moins (les « micro-pénis) ou en plus (les méga-clitoris).

Or, pour moi, il ne s’agit absolument pas de présence, d’absence ou de fragments mais de diversité incluant l’autre. C’est cet in-pensé qu’est l’Intersexe qui peut avoir des OGE conformes ou des OGE échappant aux deux extrêmes de son continuum, mais aussi et bien plus souvent échappant aux frontières ou étant à la marge, quelque part non pas entre les deux extrémités mais à la marge ou au-delà que je dénonce.

Plus encore, sa vision uniquement physiologique de la question Intersexe nie l’existence d’une identité Intersexe construite à la fois avec les corps in-validés (sans qu’il n’y ai forcément de visibilité de la non-conformité du corps aux standards) et sur le silence institutionnalisé. Cette invalidation par invisibilisation du fait du « saucissonnage » des conditions intersexuées, de la part d’une personne à priori non concernée, des personnes intersexuéEs dont la variation ne se voit pas mais qui ont tout de même subit le paradigme Intersexe, ou de celles qui n’auraient été que « peu » mutilées n’est pas sans conséquence sur l’émergence d’une parole Intersexe.

Ces personnes représentent la majorité des personnes concernées, mais parce qu’elles sont délégitimées, tant par le biopouvoir que par la plupart des féministes, dont Fausto Sterling, en les passant sous silence, cela produit une auto dé-légitimation des personnes concernées. Celles-ci n’osent pas la plupart du temps « sortir du bois » et rejoindre le mouvement Intersexe alors que leur traumatisme n’est pas proportionnel, ni au degré de dissidence corporelle, ni au traumatisme produit par le protocole Hopkins9. Pour autant, ces personnes n’entrent pas forcément dans les standards de genre et du fait d’une absence de médicalisation ou d’une moindre médicalisation, ce sont celles qui ont une meilleure socialisation et qui ont donc les outils intellectuels nécessaires à la visibilisation de la question Intersexe. En ne se basant que sur la corporalité visible des intersexuéEs avec pour horizon le pénis ou son absence ou ses fragments, Fausto Sterling ferme ainsi la porte à la majorité des personnes concernées.

Bibliographie

Bastien Charlebois , Intervention lors du colloque, La normativité de genre et ses effets sur l’enfance et l’adolescence, Luxembourg 2012, publication à paraître

Bastien Charlebois, Guillot, Géographie des homophobies, Armand Colin/Recherches, 2013 à paraitre

Becker, Outsiders : études de sociologie de la déviance, 1985, Métailié

Becker, Les ficelles du métier, Comment conduire se recherche en sciences sociales, La Découverte et Syros, Paris, 2002.

Canguilhem, Essai sur quelques problèmes concernant le normal et le pathologique (1943), réédité sous le titre Le Normal et le Pathologique, augmenté de Nouvelles Réflexions concernant le normal et le pathologique (1966), 9e rééd. PUF/Quadrige, Paris, 2005

Dreger, Feder, Tamar-Mattis, Prenatal Dexamethasone for Congenital Adrenal Hyperplasia: An Ethics Canary in the Modern Medical Mine, Bioethical Inquiry, 2012.

Fausto Sterling, The Five Sexes: Why Male and Female Are Not Enough, The Sciences , p. 20-24, March/April 1993.

Fausto Sterling, Sexing the Body, Basic Books / Perseus Books, New York, 2000.

Fausto Sterling, Corps en tous genres, La dualité des sexes à l’épreuve de la science, La Découverte, Genre et sexualité, Institut Emilie du Châtelet, 2012

Foucault, « Il faut défendre la société » cours au collège de France, collection « Haute Etudes » rassemblant trois éditeurs (Seuil, Gallimard et EHESS) 1976

Guillaume, Perini, La question du genre, Sexe, Pouvoir, Puissance, Miche de Maule, 2010.

Guillot, Accompagner ou stigmatiser p 283, L’Information Psychiatrique, Revue mensuelle des psychiatres des hôpitaux, Volume 87, N°4, Avril 2011.

Guillot, Intersexes : ne pas avoir le droit de dire ce que l’on nous a pas dit que nous étions p37 A qui appartiennent nos corps ? Féminisme et luttes intersexes, Nouvelles Questions Féministes Vol. 27, N°1, Antipodes 2008.

Holmes, Intersex, A perilous Difference, Selinsgrove : Susquehanna University Press, 2008.

Holmes, Critical Intersex, Morgan Holmes, Ashgate, 2009

Kraus, Perrin, Rey et al, Edito, A qui appartiennent nos corps ? Féminisme et luttes intersexes, Nouvelles Questions Féministes Vol. 27, N°1, Antipodes 2008.

Le Mens et Nancy, L’hermaphrodite de Nadar, Creaphis éditions, 2009

Meyer-Bahlburg, Lignes de conduite pour le traitement des enfants ayant un trouble du développement du sexe, Identité sexuée : Construction et vicissitudes, Neuropsychiatrie de l’enfance et de l’adolescence vol 56, N°6, Elsevier Masson, 2008.

Morland, Intersex and After, A journal of Lesbian and Gay Studies, Volume 15 N°2, Iain Morland, 2009

Mouriquand S’asseoir dehors, Différenciation sexuelle et identités, p53, 2012 Edition in press, 2012.

Roche, L’origine de la photo ? A propos de neufs photographies prises par Nadar en 1860, Différenciation sexuelle et identités, p53, Edition in press,2012.

Wiels, Féminin Masculin Mythes et idéologies », p71 à 81, Belin, 2006.

1Les principALEs chercheuSEs Intersexe sont : Bastien Charlebois, sociologue au Québec, Cabral, philosophe en Argentine, Morland, sociologue en Grande Bretagne et bien sûr Holmes, sociologue au Canada.

2Il y aurait lieu de faire un travail sur l’emploi de termes stigmatisant envers les intersexuéEs chez Fausto Sterling. Lors de la lecture de l’ouvrage en français, j’ai commencé à annoter ces termes, mais j’ai vite abandonné car elles étaient nombreuses sur chaque page où elle parle de ceulles-ci.

3, http://www.kinseyinstitute.org/research/ak-hhscale.html

4Conservation de la fertilité en accord avec le sexe choisi par les médecins, c’est à dire essentiellement féminin.

5Mais pas forcément en adéquation avec le sexe choisi par les médecins et dans ce cas ils seront castrés. En occident l’immense majorité des enfants intersexués sont en effet castrés.

6Il est intéressant de noter que deux cas de gestation pour autrui qui ont fait l’objet d’une judiciarisation en France en 2012 pour la reconnaissance de la filiation sont le fait de deux couples dont la mère est une personne intersexuée qui se vit en tant que femme hétérosexuelle, sans que jamais ni le judiciaire, ni les médias ne le relèvent.

7http://files.meetup.com/1508612/PrenatalDexamethasoneCAH.pdf

8Paradigme Intersexe : Ne pas avoir le droit de dire ce que l’on nous a pas dit que nous étions (Guillot, 2008)

9Nom donné au protocole médical d’assignation hormono-chirurgicale et de silence institutionnalisé sur les enfants intersexués en référence à l’hôpital où il a été mis en place.

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